lundi 13 février 2012

Le burlesque, mais cette fois-ci, parlant!





Titre: La panthère rose
Nom du réalisateur: Blake Edwards
Année de parution: 1976


Synopsis 
Il s’agit de l’histoire du fameux inspecteur Clouseau, déjà populaire en ayant atteint une réputation assez discutable dans les films précédents. Ce dernier alla tellement profondément dans ses maladresses et ses erreurs qu’il entraina Dreyfus, un commissaire, à sombrer dans un épisode de folie des plus notables. Croyant qu’il était guérit, Clouseau eu l’idée d’aller rendre visite à Dreyfus dans l’institut psychiatrique où il avait été interné. Par contre cette rencontre ne fera qu’aggraver les choses, replongeant Dreyfus dans de folies telles qu’il devenu un dangereux criminel. L’enlèvement d’un savant fabriquant de rayons laser et l’élaboration d’un plan pour l’utiliser contre la population si Clouseau ne se voyait pas mort, forcera des agents de plusieurs pays confondus à tenter d’assassiner Clouseau. Ce plan va-t-il fonctionner?

Critique
J’avais beaucoup entendu parler de ce film par ma mère qui, étant plus jeune, était une fan incontestable des films de la panthère rose. Lorsque je lui aie mentionné le visionnement de ce film, elle était déjà très heureuse de pouvoir le regarder avec moi. Tout comme elle, je dois dire que j’ai aimé ce film, car l’histoire est excellente et elle est très bien construite. Le personnage principal incarné par nul autre que Peter Sellers est totalement incroyable et hilarant. Sa candeur, son ignorance et son imbécilité sont 3 caractéristiques qui le rendent attachant. C’est à se demander comment il peut être doté d’autant de stupidité! Une autre chose qui m’a fait apprécier davantage ce film burlesque parlant, est bien évidemment toutes les spécificités associées à ce genre cinématographique. Que ce soit avec les gags récurrents tels que les déguisements de l’inspecteur Clouseau, le « running gag » qui m’a fait excessivement rire lorsque Dreyfus tombe accidentellement dans l’eau, les mouvements d’une extrême précision et d’une vitesse fulgurante lorsque l’inspecteur Clouseau se bat avec Kato, la chute corporelle de Clouseau du deuxième étage pour arriver directement dans un salon bondé de gens, ou encore le gag du jus de tomate, j’ai sérieusement apprécié ce film. J’ai été contente de découvrir un film faisant parti de la jeunesse de ma mère. Comme quoi ce film traverse sans aucun mal les générations et plait à tous!

mercredi 8 février 2012

Ciné-Club

Titre : Carnets de voyage
Année de parution : 2004
Réalisateur : Walter Salles

Synopsis
Ce film est en fait l’histoire de l’incontournable Ernesto Guevara lorsqu’il avait 23 ans, soit en 1952. Lors de son périple en Amérique du Sud, il fut accompagné de son grand ami Alberto Granado. Ils étaient alors étudiants en médecine et en biochimie. Ce périple s’étendant de Buenos Aires à Caracas prit une tournure auxquels les 2 amis ne s’attendirent pas. Plusieurs rencontres et aventures firent bouleverser Ernesto, qui n’avait guère prévu à l’être. Il prit conscience de plusieurs enjeux sociaux et de la réalité qui entourait les pays qu’il visitait. Sa visite d’un hôpital où séjournent de nombreux lépreux est, entre autre, une des aventures les plus marquantes pour lui. C’est avec ces expériences que le caractère et les valeurs de cet homme vont s’intensifier, ce qui fera de lui un grand homme.

Critique
Ce film ne m’était point inconnu à la base, car je l’avais déjà visionné lors de mon parcours scolaire, soit à l’école secondaire. Par contre, l’écoute avait été faite en espagnol dans le cadre d’un cours de langue. Il est bien différent de le regarder une seconde fois, mais dans une langue qui m’est beaucoup plus familière. J’ai compris plusieurs choses que je n’avais pas du tout saisies la première fois. Il faut dire que la barrière de langage n’aidait pas du tout. J’ai encore une fois aimé ce film, mais pour d’autre raisons. J’ai maintenant acquis des connaissances cinématographiques que je ne possédais pas à l’époque. Certains plans de caméra étaient exceptionnels, mais ce qui m’a le plus marqué est la composition de l’image et la qualité de celles-ci. Les images étaient d’une qualité monstre, ce qui renforçait leur beauté au maximum. Les personnages étaient également très attachants, critère qui m’est indispensable. Les réalités sociales et ethniques présentent rajoutaient aussi énormément au film. Je le réécouterais sans broncher!    

Ciné-Club

Titre : Midnight Cowboy
Année de parution : 1969
Réalisateur : John Schlesinger

Synopsis
Dans ce film, il est question de Joe Buck, un supposé cowboy natif du Texas. Cet homme se croyant beau et fringuant ne recherche qu’une chose; Aller s’établir à New-York pour « gagner sa vie ». Persuadé que la belle vie s’en vient, ce n’est point ce qui arrivera.  Étant paumé jusqu’aux os, il devra faire les trottoirs pour tenter d’amasser un peu d’argent, tentative infructueuse. Il y fera alors la rencontre de Rico, italien non plus nanti que lui. Ce dernier tentera de l’arnaquer, lui promettant de belles et riches clientes. Encore une fois, rien de cela ne se produisit. Par contre, ces 2 personnages développeront une grande amitié, parsemée de maladie pour Rico. Le rêve d’aller en Floride pour ce dernier n’est que tout près. Le réalisera-t-il?

Critique
C’est pratiquement une première lors des Ciné-Club, mais je dois avouer que je n’aie vraiment pas aimé ce film. Habituellement, j’essaie de trouver quelques éléments pertinents qui pourraient me faire apprécier d’avantage l’histoire, mais dans celui-ci, cela a été plus difficile qu’à l’habitude. L’histoire m’a été pour le moins insignifiante. En d’autre terme, cela n’a pas su m’interpeller. Par contre, je dois spécifier qu’au niveau cinématographique il y avait de belles réussites. Le montage m’a paru très bien exécuté. Les flous, les surimpressions et la succession de plans rapides sont tous des éléments qui ajoutaient au film. Malgré que l’histoire ne m’ait pas plus, le personnage de Rico a tout de même su m’émouvoir. J’ai cru en son interprétation, qui je dois dire, était excellente. Pour le reste, il m’a déçue. Sans trop savoir pourquoi, j’avais des attentes envers ce film. Elles n’ont, par contre, pas été comblées.      

Ciné-Club

Titre: Midnight in Paris
Année de parution: 2011
Réalisateur: Woody Allen


Synopsis
Ce film raconte l’histoire de Gil, un jeune écrivain en voyage à Paris. Accompagné de sa femme et de sa famille, il commence peu à peu à tomber amoureux de cette charmante ville de France, ce qui ne fait pas le bonheur de sa fiancée. Une connaissance dérangeante ne contribuera pas à l’avenir du couple. À la recherche d’inspiration pour son prochain roman, Gil est alors invité, aux douze coups de minuit, à monter dans un genre de carrosse pour aller découvrir un Paris d’autrefois. Il y fera des rencontres exceptionnelles tels qu’Ernest Hemingway, Salvador Dali, Toulousse Lautrec et Pablo Picasso. Une liaison amoureuse va se tisser peu à peu entre lui et la maitresse de Picasso, Adriana. À son retour au présent, Gil et Inez mirent fin à leur relation. Gil décida donc de rester demeurer à Paris, comme il l’avait toujours souhaité.

Critique 
J’ai sérieusement adoré ce film. Que dire sur la façon dont Paris est montré, quand tout est absolument merveilleux. On peut réellement voir la ville lumière sous un autre angle, car l’envers du décor est magnifiquement abordé. Les personnages historiques d’un Paris à la 1920 étaient fort bien pertinents, et apportaient grandement au film. Allen a su comment les intégrer à la perfection, caricaturant parfois ceux-ci, ce qui ajoutait de l’humour bien placé. Ce fut un réel délice pour les yeux de regarder ce film. Il m’a fait envier Gil d’avoir cette chance incroyable, soit de pouvoir retourner en arrière pour faire la rencontre d’artistes légendaires. Pour une étudiante en Arts et Lettres, cette expérience m’aurait, pour le moins été fabuleuse. Un autre élément qui n’a su qu’embellir le moment a été la musique qui amplifiait le réalisme de la chose. Je le conseille à tous, il est à voir!     

dimanche 29 janvier 2012

Le cameraman

Pour débuter mon cahier cinéma de cette première session de 2012, j'ai décidé de commencer en beauté en élaborant sur une toute nouvelle découverte, soit Buster Keaton. Le film dont j'ai eu le plaisir de visionner récemment à été "Le cameraman", film paru en 1928. Ce long-métrage a pour réalisateurs Buster Keaton lui-même, mais aussi Edward Sedgwick.




Il s'agit de l'histoire de Luke, un jeune photographe réalisant des "tintypes" un peu partout dans les rues de New-York. Lors d'une de ses journées de travail habituelle, il fait la délicieuse rencontre de Sally, une jeune femme dont il tomba amoureux pratiquement instantanément. En la suivant, il constate qu'elle travaille dans une société de production. Il ne put faire autrement qu'aller se procurer une caméra, voulant de ce fait l'impressionner et se rapprocher d'elle. Malheureusement, n'ayant pas de gros moyens, c'est avec une caméra d'occasion qu'il fit ses premiers tournages. Ces derniers s'avèrèrent ratés, le rendant encore plus ridicule aux yeux des directeurs de la compagnie de production. Par contre, il n'abandona point, et ses efforts ont bien vite été récompensés. Il fini par être engagé à la MGM, aux côtés de Sally.

Ce film comporte quelques running gags. Un des plus marquants est certainement lorsque la fenêtre du bureau où travaille Sally se fracasse à de nombreuses reprises par la faute de Luke et de sa caméra. Un autre plus que notable est lorsque Luke attend l'appel de Sally avec impatience. Il descend les escaliers à toute vitesse, allant même jusqu'au sous-sol et jusqu'au toit. Cette séquence est très drôle, mais elle est surtout très bien filmée. Les décors ont du être fait sur mesure, ce qui n'est pas rien. Aucun effet de bastonnade ni de Keystone Cops ont été employés dans ce long-métrage.

J'ai sérieusement prit plaisir en regardant ce film, car cela m'a fait découvrir un tout nouveau genre cinématographique auquel je n'étais absolument pas familière. Je connaissais ce genre, mais je n'avais jamais osée en regarder. J'ai trouvé l'histoire dynamique et intéressante. Le rhytme était bon, ce qui m'a permit de ne pas m'ennuyer durant cette heure et quart. Le personnage de Luke était très attachant, car on voulait sans arrêt qu'il réussise malgré ses échecs constants. La scène de la piscine et du vestiaire est hilarante. Lorsque Luke perd son maillot de bain, et qu'il doit en voler un pour ne pas se retrouver nu comme un ver, il est pratiquemment impossible de ne pas rire. Bref, je peux affirmer que ce n'est pas le dernier film muet et brulesque que je vais visionner dans ma vie. J'ai adoré l'expérience!





Filmographie de Buster Keaton

  • 1923 : Les Trois Âges

  • 1923 : Les Lois de l'hospitalité

  • 1924 : Sherlock Junior

  • 1924 : La Croisière du Navigator

  • 1925 : Les Fiancées en folie

  • 1925 : Ma vache et moi

  • 1926 : Le Dernier Round

  • 1927 : Le Mécano de la « General »

  • 1927 : Sportif par amour

  • 1927 : Carter DeHaven in Character Studies

  • 1928 : Cadet d'eau douce

  • 1928 : Le Cameraman

  • 1929 : Le Figurant

  • 1929 : Hollywood chante et danse

  • 1930 : Le Metteur en scène

  • 1930 : Buster s’en va-t-en guerre

  • 1931 : Buster se marie

  • 1931 : Buster millionnaire

  • 1931 : Le Plombier amoureux

  • 1932 : Le Professeur

  • 1933 : Le Roi de la bière


  • 1943 : Et la vie recommence

  • 1944 : San Diego I Love You

  • 1945 : L'esprit fait du swing

  • 1945 : That Night with You

  • 1946 : God's Country

  • 1946 : Ève éternelle

  • 1946 : Pan dans la lune

  • 1949 : Le Faiseur

  • 1949 : You're My Everything

  • 1949 : Amour poste restante

  • 1950 : Boulevard du crépuscule

  • 1951 : Life with Buster Keaton (série TV)

  • 1952 : Paradise for Buster

  • 1952 : Les Feux de la rampe

  • 1953 : Pattes de velours

  • 1963 : Un monde fou, fou, fou, fou

  • 1963 : The Triumph of Lester Snapwell

  • 1965 : Beach Blanket Bingo

  • 1965 : How to Stuff a Wild Bikini

  • 1965 : Sergeant Dead Head


  • 1965 : Buster Keaton Rides Again (documentaire)

  • 1966 : Le Forum en folie





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    mardi 15 novembre 2011

    Musée d'art comtemporain

    L’œuvre que j’ai choisi est une œuvre composée de miroirs formant un carré mis en équilibre sur un rectangle en bois.  Ce qui est spécial de cette œuvre est que peu importe où est positionnée la personne qui la regarde, jamais celle-ci va se voir refléter sur l’un ou l’autre des miroirs.  
    Cette œuvre m’a paru très spéciale lorsque je l’aie vu pour la première fois.  Plus je la regardais, et plus elle me questionnait à savoir ce que l’artiste a voulu nous transmettre en construisant cette installation.  Ensuite, j’ai voulu savoir pourquoi l’artiste avait décidé de prendre des miroirs et de et faire en sorte que l’humain ne pouvait s’y voir reflété. 
    Cette œuvre m’a, au premier abord, tout de suite sauté aux yeux.  J’ai tout de suite voulu m’approcher pour l’observer.  Si j’avais pu, je l’aurais bien touché.  Ensuite, je me suis mise à marcher tout autour d’elle pour savoir si d’une quelconque façon j’aurais pu m’y apercevoir.  Je me suis bien vite rendu compte que ceci était impossible.  Il aurait fallu que je m’approche trop près pour me voir.  L’effet premier qu’elle a eu sur moi a été un réel questionnement à savoir comment le cube réussissait à tenir en équilibre sur le bois.  J’ai aussi trouvé l’œuvre esthétiquement belle et attrayante pour les yeux, car elle se démarque de tout au tout des autres œuvres de ce musée.  

    Théâtre du Quat'sous, Faire des enfants

    La pièce de théâtre que nous sommes allés voir le 9 novembre dernier m’a énormément surprise sous plusieurs angles.  Tout d’abord, le jeu des acteurs était selon moi excellent, car ceux-ci s’imprégnaient totalement des personnages qui leur étaient assignés et savaient comment bien rendre les émotions qui en émanaient.  J’aurai cru, par la difficulté du sujet de cette pièce, ressentir un malaise ou quelque chose d’inconfortable face à certains tabous évoqués.  Par contre, ce ne fut le cas, car les acteurs m’ont plus fait prendre conscience d’une réalité possible dans notre société.
    Un autre point qui m’a beaucoup plus est l’éclairage.  Un réel souci a été porté à l’éclairage ce qui, selon moi, apporte beaucoup à cette pièce.  Les effets stroboscopiques étaient hallucinants et permettaient de ressentir un peu la détresse et l’effet de vitesse que devait ressentir le personnage principal.
    Si on se concentre plus vers la scénographie, je trouve que le décor (celui-ci étant très minimaliste) permet de focuser les spectateurs uniquement sur les personnages et sur l’action qui se déroule sur la scène.  Malgré que justement le décor soit très simple, voir même pratiquement inexistant, je trouve que cette pièce se démarque des autres par rapport aux autres où les décors sont un des éléments centraux de la scénographie.  Aussi, il était très facile de s’imaginer les endroits où les acteurs étaient, même sans décor.
    Dernièrement, l’espace occupé par les personnages est un autre point positif.  Les acteurs savaient très bien comment occuper la scène et prendre places de façon adéquate, chose très importante dans une pièce de théâtre sans décor.
    J’ai été très heureuse de pouvoir assister à cette pièce et je peux honnêtement affirmer que c’est l’une des pièces de théâtre qui m’a le plus touché dans ma vie.